Frise chronologique
10 avril 1814
Bataille de Toulouse
Bataille de Toulouse
10 avril 1814 (≈ 1814)
Affrontement Soult vs Wellington, victoire tactique française.
6 avril 1814
Abdication de Napoléon
Abdication de Napoléon
6 avril 1814 (≈ 1814)
Rend la bataille sans enjeu stratégique.
1815
Terreur blanche à Toulouse
Terreur blanche à Toulouse
1815 (≈ 1815)
Assassinat du général Ramel par les Verdets.
1835
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
1835 (≈ 1835)
Début de la construction de l'obélisque.
24 juillet 1839
Inauguration du monument
Inauguration du monument
24 juillet 1839 (≈ 1839)
Avec plaques commémoratives en cuivre.
16 septembre 1991
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
16 septembre 1991 (≈ 1991)
Protection officielle de l'obélisque.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'obélisque (cad. AD 296) : inscription par arrêté du 16 septembre 1991
Personnages clés
| Maréchal Soult - Commandant des troupes françaises |
Défendit Toulouse contre Wellington. |
| Duc de Wellington - Chef des forces coalisées |
Dirigea l'assaut anglo-hispano-portugais. |
| Urbain Vitry - Architecte du monument |
Conçut l'obélisque et son socle. |
| Général Taupin - Officier français tué |
Mort à Jolimont pendant la bataille. |
| J.B. Mercadier - Graveur des plaques |
Réalisa les plaques en cuivre commémoratives. |
| Général Ramel - Victime de la terreur blanche |
Assassiné par les Verdets en 1815. |
Origine et histoire
L'obélisque du 10 avril 1814, situé à Toulouse, commémore la bataille qui opposa les troupes françaises du maréchal Soult aux forces anglo-hispano-portugaises de Wellington. Ce combat, livré le 10 avril 1814 de 6h à 21h, fut une victoire tactique française mais une défaite stratégique, car Toulouse fut abandonnée le lendemain. La bataille, bien que sans enjeu réel (Napoléon ayant déjà abdiqué le 6 avril), marqua la fin des affrontements dans le Sud-Ouest.
Le monument, conçu par l'architecte Urbain Vitry, fut inauguré en 1839 après une première pierre posée en 1835. Il prend la forme d'un obélisque en brique reposant sur un socle carré de 4 mètres de côté, orné d'inscriptions comme « Aux braves morts pour la patrie ». À l'origine, deux plaques de cuivre gravées par J.B. Mercadier, listant les souscripteurs et participants, étaient fixées à l'intérieur. Aujourd'hui conservées au Musée Paul-Dupuy, elles témoignent de l'hommage rendu aux soldats.
La bataille elle-même fut un épisode sanglant de la guerre d'Espagne (1808-1813), où Soult tenta de défendre Toulouse contre Wellington. Malgré des pertes plus lourdes chez les coalisés, Soult évacua la ville dans la nuit du 11 au 12 avril, laissant les Britanniques y entrer triomphalement. Le monument, classé en 1991, symbolise à la fois la résistance française et les divisions politiques de l'époque, entre bonapartistes et royalistes.
Le contexte historique révèle une Toulouse divisée : après la défaite de Napoléon en 1815, les « Verdets » (ultraroyalistes) y exercèrent une « terreur blanche » contre les bonapartistes, comme en témoigne l'assassinat du général Ramel. L'obélisque, situé avenue Camille-Flammarion, reste un vestige tangible de ces tensions, tout en honorant les soldats tombés lors d'une bataille devenue obsolète avant même sa fin.
Architecturalement, l'obélisque se distingue par son escalier intérieur menant à un sommet ouvert par une baie en étoile à six branches. Son socle, inspiré des mausolées antiques, renforce son caractère commémoratif. Le choix de la brique rouge, matériau local, ancré le monument dans le paysage toulousain, tandis que son inscription « Toulouse reconnaissante » souligne la volonté de réconciliation postérieure aux conflits.